HIKOB Chronicles

Electromobilité, la course s’accélère !

L’Europe s’inscrit dans une dynamique de réduction du changement climatique et de sortie de dépendance au pétrole.

Le secteur des transports étant le premier émetteur de GES du territoire, le virage vers l’électromobilité est crucial pour accélérer la transition énergétique.

Dans ce mouvement, le gouvernement français lance en juillet 2017 le « Plan Climat » et fixe à 2040 la fin de la vente des véhicules essence et diesel. Pour accompagner cette transition, il s’est donné pour objectif de déployer 7 millions de points de recharge d’ici l’horizon 2030. Par ailleurs, le cap des 40 000 immatriculations de voitures électriques et hybrides rechargeables en France est dorénavant en vue en 2017(AVERE France).

Les collectivités multiplient les déploiements de bornes de recharge pour répondre à la demande croissante des utilisateurs. L’accès aux 20.048 bornes de charge publiques actuellement installées devient donc un enjeu majeur à aborder (Chiffres GIREVE 2017).

Les systèmes de détection de présence de véhicule fiabilisent cette démarche. Ils garantissent l’accessibilité et donc la rentabilité des infrastructures de recharge pour véhicules électriques et encouragent un maillage plus rapide afin de réduire les disparités territoriales existantes et accélérer la transition énergétique.

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Tout converge vers l’électromobilité

Une offre grandissante, des autonomies au-delà 500 km, des politiques incitatives, soutien de la directive européenne et d’initiatives telles que platformelectromobility qui réunit des organisations de la société civile, des industries et des modes de transport, tout converge pour que l’électromobilité prenne son envol. Semaine européenne de la mobilité, Assises Nationales de la Mobilité, les évènements majeurs autour de la dynamique mobilité durable s’enchainent et font la part belle à l’électromobilité.

New Mobility World, Francfort2017, Mondiale de Paris … les salons automobiles de deviennent aussi l’occasion pour les acteurs de montrer leur présence dans l’électromobilité. Certaines villes sont moteurs, comme Paris qui a annoncé souhaiter remplacer ses bus par des bus électriques et compte interdire la circulation des voitures thermiques en 2030.

 Dévoilé le 25 novembre 2016 à Paris, le rapport “ En route pour un transport durable_ European Climate Foundation ” montre le potentiel pour la France de réduire de 6 milliards d’euros d’ici à 2030 ses dépenses en pétrole, tout en créant 66 000 emplois et en réduisant les émissions de CO2 de 40% en deça du niveau BaU. Le rapport montre également que plus de 4 millions de véhicules peuvent être intégrés dans les réseaux de distribution d’électricité français sans augmenter les capacités de production électrique. Bien que la problématique de l’impact écologique des véhicules électriques soit complexe (mix énergétique, utilisation des véhicules, paramètre observé), il apparait que sous réserve de respecter certains critères d’utilisation, les véhicules électriques soient effectivement plus écologiquement rentables sur le long terme. Ainsi à condition de disposer d’un mix énergétique relativement propre, la réduction du taux de pollution est proportionnelle à l’utilisation du véhicule.

Selon l’étude d’une équipe d’ingénieurs du Journal of Industrial Ecology, l’impact sur 100 000 km, est de 9 à 14% plus positif que pour les véhicules essence et 27 à 29% plus positif sur le réchauffement climatique sur au moins 200 000 km d’utilisation. La dynamique vers une mobilité durable et propre est complexe et l’électromobilité fait aujourd’hui clairement partie de la réponse comme le confirme la dernière étude de « Fondation pour la nature et l’homme » qui la place en première position de ses 5 priorités.

Les institutions, gouvernements, industriels, et la société civile penchent de concert dans ce sens, les technologies se mettent au service de cette évolution et le monde tend vers une production d’électricité plus propre pour améliorer réellement l’impact économique et environnemental des véhicules électriques dans le futur.

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De moins en moins de freins à la transition

  • Les éléments déclencheurs

Selon le 3e baromètre sur les Français et la mobilité électrique 2016 de l’IPSOS sur le sujet, parmi les principaux éléments qui pourraient participer au déclenchement de l’acte d’achat, les sondés évoquent un coût à l’achat équivalent à celui d’une voiture thermique (72%), une autonomie souhaitée supérieure à 300 km (72%) ou la possibilité de recharger facilement chez eux ou à proximité (62%). À noter qu’au-delà des considérations pratiques, 80% des personnes interrogées se disent prêts à changer leurs habitudes de mobilité pour améliorer la qualité de l’air.

 

  • La voiture électrique plus économique qu’un diesel avant l’an 2030

À ce jour, l’offre électrique en France varie entre 12 000 euros TTC bonus déduit pour la BLUECAR par exemple jusqu’à 71 200 € TTC bonus déduit pour la TESLA S. Il faut noter que l’Etat propose, depuis le 1er avril 2015, une prime à la conversion véhicule diesel immatriculé avant le 1er janvier 2006 – pouvant aller jusqu’à 10 000 € et depuis 2008 un bonus écologique de 6 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique pour les particuliers et les professionnels auxquelles certaines collectivités ajoutent des aides cumulables.

En parallèle, selon le Beuc, le coût total de possession moyen d’une voiture électrique devrait égaler celui d’une voiture à essence d’ici à 2024 et devenir plus économique qu’un diesel avant 2030. En attendant, l’Ademe annonce, dans son étude d’avril 2016, que votre véhicule électrique sera rentabilisé entre 12 000 et 30 000 km par an, à raison de 50 à 80 km tous les jours. De plus, faire le plein d’électricité ne coûte que de 2,50 à 4,20 €, selon les modèles, pour une autonomie variable de 145 à 250 km, soit un coût aux 100 km imbattable de 1,47 à 2,10 €. Pour couronner le tout, vous pouvez également réduire le montant de votre consommation électrique jusqu’à 50% avec certains fournisseurs si vous chargez votre véhicule pendant les heures creuses.

 

  • Une autonomie en croissance, des temps de recharge en diminution

Toujours selon le baromètre de la mobilité électrique 2016, 77% des automobilistes français parcourent en effet un trajet quotidien inférieur à 50 km or selon « Automobile propre », l’autonomie moyenne des voitures électriques varie entre 100 à 300 kilomètres réels. Les autonomies sont d’ailleurs parties pour être de plus en plus performantes. Tesla propose un modèle S avec plus de 500 km d’autonomie et prédit jusqu’à 1200 km d’autonomie à l’horizon 2020.

Pour les longues distances, il suffit de se reposer sur les bornes de recharge publiques pour lesquelles les constructeurs parlent de charge « à 80 % » en 30 minutes, lorsqu’il s’agit de bornes rapides. Pour aller plus loin dans la course à la performance, Toshiba annonce pouvoir commercialiser dès 2019 une batterie lithium-ion de 32 kWh rechargeable en seulement six minutes. Affaire à suivre…

Les IRVE un véritable enjeu

  • Des bornes de recharge suffisamment nombreuses   

En août 2014, au moment des discussions concernant la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte, le gouvernement français s’est fixé pour objectif de déployer 7 millions de points de recharge d’ici l’horizon 2030.

 Le 18 septembre 2017, la veille des Assises de la mobilité, le GIREVE dénombre 20.048 bornes de recharge pour véhicules électriques en France soit + +35,5% en 1 an. L’indice d’électrification d’AlixPartners publié en septembre 2017, basé sur le rapport entre le nombre de véhicules vendus et leur autonomie électrique place la France en 4e position en ce qui concerne le nombre de kilomètres électrique parcourus à l’échelle mondiale après la Chine, les États-Unis et la Norvège.

 

  • Des bornes de recharge accessibles          

Quand on évoque le problème des voitures qui squattent les places réservées à la recharge des véhicules électriques, on pense immédiatement à ces véhicules thermiques dont la présence illégitime agace régulièrement les usagers de VE ou VHR. Plus subtil, ce squat peut se faire par les voitures électriques elles-mêmes dans le cas où elles ne sont pas raccordées aux bornes. Leurs propriétaires pensent parfois qu’ils peuvent en disposer sans réserve le temps pour faire leurs courses. Quelques témoignages sur la Toile font également état de l’agacement actuel en France et outre-Atlantique suite aux squats de place de recharge. Loïc Le Meur, un entrepreneur bien connu se plaignant du manque de place libre aux « Supercharger » Tesla a attiré l’attention d’Elon Musk, qui a promis à l’intéressé de prendre en main ce problème. Si la voiture n’est pas déplacée dans les 5 minutes après la fin de la recharge, des pénalités de 0,35 € par minute commencent à s’appliquer !

Toutefois, cela ne règle pas tous les problèmes, notamment celui des voitures thermiques qui ont tendance à stationner sur les places dédiées aux bornes de recharge.

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Quelques chiffres clés

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Des solutions pour garantir l’accès aux IRVE

  • Des solutions réglementaires

Des campagnes d’information et de sensibilisation qui alertent les automobilistes sur les bonnes pratiques en termes d’utilisation de ces places réservées,

Des emplacements pour la recharge mieux signalée, en utilisant panneaux explicatifs rappelant la loi, marquages systématiques au sol avec des couleurs vives pour les distinguer des autres emplacements de stationnement,

Une verbalisation plus régulière sur l’espace public avec une surtaxe pour celui qui reste plus longtemps que le temps de la recharge,

 

  • Des solutions technologiques

Des solutions plus techniques de détection de présence de véhicules basés sur des capteurs sans fil. Ces solutions aujourd’hui utilisées dans le secteur des ITS (Intelligent Transport System) sont en mesure de fournir une information en temps réel de disponibilité effective des places de recharge.

L’exploitant (opérateur, collectivité ou syndicat d’énergie) contrôle ainsi la présence de véhicules électriques ou thermiques, qu’ils soient en cours de recharge ou non. Il fournit aux conducteurs une information de disponibilité juste : la borne de recharge est disponible et la place accessible et l’exploitant peut éventuellement entamer un processus de verbalisation pour les véhicules en infraction.

Une information fiable et rapide de disponibilité effective est essentielle pour contenter les usagers et les futurs conducteurs de véhicules électriques et favoriser les déplacements propres. Les usagers pourront poursuivre leur route et rentrer sans détour chez eux et ne pas allonger de plusieurs heures un déplacement à moyenne ou longue distance. Les solutions de détection de présence de véhicule garantissent également la rentabilité des infrastructures déployées par les exploitants et encouragent un maillage plus rapide afin de réduire les disparités territoriales existantes et accélérer la transition énergétique.

Découvrez comment cela fonctionne.

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